Château de Roucayrolle

Piémont du Sud-Ouest · Vigneron ici depuis 1783

Le vignoble

Planche II · Levé sur la parcelle du Clos

Planche II. Coupe verticale du coteau : terre végétale, grèzes litées calcaires, argiles, socle calcaire. Trois ceps sur fil, racines traversant les quatre strates jusqu’au socle.
Coupe verticale du coteau nord, à l’aplomb du rang 14. Échelle des profondeurs doublée, comme il est d’usage sur un levé de sol.
1
Terre végétale. Quarante centimètres, pauvre, caillouteuse, jamais travaillée en profondeur.
2
Grèzes litées. Éboulis calcaires gélifractés. Ils drainent en octobre et rendent la chaleur la nuit.
3
Argiles rouges. La réserve d’eau du domaine. C’est elle qui tient les vieilles vignes en août.
4
Calcaire du plateau. Le socle. Il commence à deux mètres et il ne descend jamais plus bas que quatre.
5
Cep et palissage. Taille en cordon de Royat, un fil porteur à soixante centimètres, deux fils releveurs.
6
Système racinaire. Traçantes en surface les trois premières années, pivot ensuite. Il atteint le calcaire vers la douzième.

Trois feuilles, trois cépages

Planche III · Relevé ampélographique

Feuille de braucol gravée au trait : cinq lobes, sinus latéraux profonds, dentition aiguë.

Braucol

Vitis vinifera, dit fer servadou

Douze hectares sur les grèzes du coteau nord. Il donne la structure et le poivre ; il ne donne jamais la rondeur.

Feuille de duras gravée au trait : limbe presque circulaire, sinus peu marqués, dents courtes.

Duras

Vitis vinifera, dit duras

Neuf hectares, toujours en assemblage, jamais seul. Il apporte l’épice et la longueur, et il perd tout s’il est vendangé huit jours trop tôt.

Feuille de mauzac gravée au trait : sinus pétiolaire fermé, limbe bullé entre les nervures.

Mauzac

Vitis vinifera, dit mauzac blanc

Sept hectares, la moitié réservée à la méthode ancestrale. Sa pomme fraîche est ce qui fait reconnaître le piémont les yeux fermés.


Les deux autres

Ils n’ont pas de planche, et il vaut mieux le dire que de la dessiner à la hâte

Le loin de l’œil occupe soixante ares sur le plateau, exposition nord. Son nom vient de la longueur du pédoncule, qui éloigne la grappe du bourgeon. Il ne donne une cuvée que les années où il veut bien : en 2022, il n’y en a pas eu.

Le prunelart tient sur un hectare replanté en 2004, à partir de trois souches retrouvées en bordure du chemin. C’est le cépage que la région avait à peu près abandonné, et celui dont on reparle le plus depuis dix ans.